La mobilité s’est fortement complexifiée ces dernières années.
Plus d’options de transport, une fiscalité plus stricte, des attentes différentes de la part des collaborateurs… Et, en tant qu’employeur, vous devez toujours garder les coûts sous contrôle.
Notre collègue Bert Van Molle, Sales & Marketing Manager chez Olympus Mobility, explique ce que le budget mobilité apporte concrètement, tant pour les collaborateurs que pour les employeurs. Avec des chiffres clairs, sans jargon fiscal.
D’abord ceci : pourquoi une indemnité en cash perd presque toujours
Imaginons qu’un collaborateur échange sa voiture de société contre une indemnité en cash. Sur papier, cela semble simple. Dans la pratique… beaucoup moins.
Dans cet exemple concret, nous partons d’un TCO annuel (Total Cost of Ownership) de 9.190 €.
- Indemnité cash = prime brute
- Après impôts et cotisations ONSS, il reste environ 3.682 € nets
Soit moins de la moitié de ce que cette voiture coûtait à l’employeur. C’est simplement la fiscalité classique.
Donner du cash est souvent le scénario le moins avantageux, tant pour le collaborateur (faible net) que pour l’employeur (aucun avantage supplémentaire).
Le budget mobilité fédéral : même budget, règles différentes
Avec le budget mobilité, on utilise exactement le même budget, mais selon des règles beaucoup plus avantageuses.
On le constate très clairement dans la pratique, par exemple chez Business & Decision. Cette société de consultance innovante a été l’une des premières à implémenter le budget mobilité fédéral.
Leur objectif est simple : offrir plus de choix et plus d’avantage net aux collaborateurs, sans augmenter le coût total pour l’employeur.
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Un exemple chiffré
Pilier 3 : du cash, mais plus intelligent
Un collaborateur peut choisir de ne pas utiliser son budget mobilité et de tout recevoir en cash (pilier 3).
Dans ce cas :
- il n’y a pas d’imposition classique
- seule une cotisation sociale spéciale de 38,07 % est appliquée.
Dans notre exemple, le résultat net s’élève à 5.691 €.
Cela représente plus de 2.000 € de plus qu’une simple prime brute.
Même si quelqu’un préfère recevoir du cash, ce système reste nettement plus avantageux.
Là où le budget mobilité devient vraiment intéressant : le pilier 2 (mobilité durable)
Le pilier 2 est l’élément le plus puissant du budget mobilité.
Tout ce qu’un collaborateur dépense ici pour de la mobilité durable est :
- exonéré d’impôts
- exonéré de cotisations sociales
Par exemple :
- transports publics
- vélos ou vélos partagés
- voitures partagées
- taxis
- parking
- recharge électrique
- … et oui, le logement aussi (sous certaines conditions)
Exemple concret :
- 3.000 € dépensés en mobilité durable (pilier 2)
- le reste versé en pilier 3 (cash)
Avantage total pour le collaborateur : 6.833 €
Plus de mobilité. Plus de choix. Plus de net.
Le scénario maximal : le logement en pilier 2
Pour beaucoup de personnes, c’est un véritable eye-opener.
Si un collaborateur utilise tout son budget mobilité pour le logement (loyer ou crédit, dans les conditions légales) : brut = net
Dans notre exemple :
- 9.190 € disponibles
- 9.190 € nets utilisables
C’est là que l’on voit réellement l’impact du budget mobilité sur le pouvoir d’achat.
Et pour l’employeur, quels avantages ?
Bonne question. Ce système ne fonctionne que s’il est également logique pour les employeurs.
1. Maîtrise du budget
Le budget mobilité est basé sur le TCO existant.
- pas de surprise
- pas de coûts salariaux supplémentaires
Chez Business & Decision, le principe est clair : rester neutre en budget, en partant du TCO de la voiture de société.
2. Moins d’administration
- Fini les notes de frais séparées, les tickets et les fichiers Excel à gérer.
- Un seul platforme, une seule facture, un reporting clair.
- La récupération de la TVA devient aussi beaucoup plus simple.
Chez Business & Decision, les économies administratives correspondaient presque au travail d’un demi ETP.
3. Des incentives intelligentes plutôt que des coûts salariaux
Chez Business & Decision, l’objectif n’était pas d’augmenter les coûts salariaux, mais de supprimer les inefficacités.
Les collaborateurs qui utilisaient peu leur voiture de société, tout en générant des coûts, ont pu passer au budget mobilité.
Résultat : un avantage fiscal pour le collaborateur, sans double coût pour l’employeur.
4. Un employeur plus attractif
Et oui, cela compte aussi :
- plus de choix pour les collaborateurs
- plus d’autonomie
- une politique de mobilité plus durable
Cela aide à attirer et retenir les talents. Dans la guerre des talents, ce n’est pas un détail.
Conclusion
Le budget mobilité n’est pas un extra.
C’est une manière plus intelligente d’utiliser le même budget.
- les collaborateurs gardent plus de net
- les employeurs gardent le contrôle des coûts et de l’administration
- et la mobilité devient enfin… flexible.
C’est exactement ce à quoi nous travaillons chaque jour chez Olympus Mobility : rendre la mobilité simple pour les entreprises et logique pour les collaborateurs.
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